Windows XP et 7 n'ont pas encore dit leur dernier mot !
Lorsque le support de Windows 10 a été officiellement arrêté le mois dernier, près de dix ans après sa sortie, de nombreux utilisateurs se sont demandés s'ils devaient passer à Windows 11 ou conserver leur version actuelle. Les experts ont cité la sécurité comme principale raison de cette migration. Or, des millions de personnes utilisent encore Windows XP et Windows 7, des systèmes d'exploitation sortis respectivement il y a 24 et 16 ans.
Selon Statcounter, Windows 7 détient encore environ 2,5 % de parts de marché, tandis que Windows XP en détient 0,22 %. Avec près d'un milliard d'ordinateurs Windows dans le monde, cela représente environ 25 millions d'appareils sous Windows 7 et 2,2 millions de systèmes sous XP encore en service. Malgré les risques, les utilisateurs ont de bonnes raisons de privilégier les versions plus anciennes.
Les applications anciennes sont souvent incompatibles avec Windows 10 et 11. De nombreuses PME et industries utilisent encore XP ou 7 car leurs logiciels et matériels spécifiques, scanners, imprimantes et autres périphériques ne fonctionnent pas correctement sur les systèmes plus récents. Certains utilisateurs soucieux de leur confidentialité exécutent XP dans une machine virtuelle, ce qui leur permet d'utiliser en toute sécurité d'anciennes applications sans exposer le système principal. Bien que cette solution n'élimine pas tous les risques, la protection antivirus et les bonnes pratiques permettent de les réduire.
La transition vers des systèmes modernes exige des ressources financières et du temps. Migrer des décennies de données depuis des logiciels anciens est souvent quasiment impossible sans intervention manuelle, une opération lente, coûteuse et sujette aux erreurs. Pour beaucoup, investir des centaines, voire des milliers d'euros dans du nouveau matériel et des logiciels est impraticable, notamment dans les pays à faibles revenus.
L'utilisation de Windows 7 et de XP est en baisse. En janvier 2023, Windows 7 représentait 9,55 % du parc informatique et XP 0,45 %. En janvier 2024, ces chiffres étaient tombés respectivement à 3,05 % et 0,57 %. Ce déclin s'explique par le remplacement du matériel ancien, mais à un rythme plus lent que prévu.
Bien sûr, XP et 7 ne disparaîtront pas du jour au lendemain. De nombreux systèmes ne sont pas connectés à Internet et servent à des tâches telles que l'impression, la facturation ou les processus de fabrication où les risques de sécurité sont minimes. Pour ces utilisateurs, la mise à niveau est inutile ; XP et 7 resteront donc en service jusqu'à ce qu'une raison impérieuse de changer se présente.























