Test du Samsung Odyssey G8 OLED (G81SF) : la plupart des gens n’en ont pas besoin, mais il est vraiment excellent.
MoniteurCeux que j'ai à la maison ne sont pas mauvais. Mais en les comparant au Samsung Odyssey G8, j'ai réalisé à quel point les améliorations sont possibles. Et combien il faut débourser pour obtenir le meilleur.
Il vous faudra débourser près de 1000 € pour vous offrir le nouvel écran OLED Samsung Odyssey G8. Heureusement, en passant la frontière autrichienne, vous le trouverez 200 à 300 € moins cher. Avant, avec ce prix-là, je pouvais me monter un PC performant ; aujourd'hui, je n'ai plus que de la RAM et peut-être un SSD basique. C'est fou ! Finalement, 800 € pour un écran QD-OLED, ce n'est peut-être pas si cher.
Mais je me demandais ce qui le rendait si spécial pour justifier un prix bien supérieur à celui des moniteurs QD-OLED similaires. Je sais que MSI, Dell, ASUS, AOC et Lenovo proposent plusieurs moniteurs 4K, avec dalle OLED et une fréquence de rafraîchissement d'au moins 240 Hz, entre 500 et 1 000 €. Certains existent aussi en 32 pouces, mais je ne suis pas certain de vouloir sacrifier la netteté de la 4K sur un écran de 27 pouces.
Le Samsung Odyssey G8 doit vraiment être quelque chose de spécial pour justifier son prix.
| Avantages | Faiblesses |
| Un travail d'une qualité exceptionnelle | Le revêtement mat peut donner un aspect granuleux à l'image sur fond blanc. |
| Inclinable, pivotant et réglable en hauteur | Certains regretteront la fonctionnalité KVM. |
| marges quasi nulles | Connecteur USB-C et DisplayPort 2.1 manquants. |
| Extrêmement fin | |
| Large gamme de connexions | |
| Le revêtement mat élimine complètement les reflets. | |
| Superbe photo | |
| Garantie contre le marquage de l'image* |
Prix et caractéristiques du Samsung Odyssey G8 OLED
- Samsung Galaxy S8 G81SF: entre 800 et 1000 €
Une version 32 pouces est également disponible, et son prix est, bien entendu, plus élevé. Lors de votre achat, veillez à ne pas confondre ce moniteur avec la version 2024.
| Taille | 27 pouces (68,6 cm) |
| Panneau | OLED à points quantiques |
| Résolution | 3840 x 2160 (4K UHD) |
| Taux de rafraîchissement | 240 Hz |
| Temps de réponse (GTG) | 0,03 ms |
| revêtement mat | Oui |
| Densité de pixels | 166 ppp |
| Luminosité | 250 nits (typique), pic 1000 (HDR) |
| Gamme de couleurs | 99 % (DCI), 100 % sRGB |
| Relations | DisplayPort 1.4, 2 ports HDMI 2.1, 2 ports USB-A 3.2 Gen 1, 1 port USB-B, prise casque |
| Le reste | AMD FreeSync Premium Pro, rotation, inclinaison et réglage en hauteur, montage mural possible |
| Poids | 6,9 kg (avec support) |
Samsung Odyssey G8 – il ne manque pas de prestige
Samsung a utilisé du métal véritable, ce qui me semble un excellent choix. Non seulement son poids légèrement supérieur lui confère une meilleure stabilité lors des manipulations (déplacement, rotation, réglage en hauteur), mais le métal favorise également le bon fonctionnement du système de refroidissement intégré. La coque reste fraîche au toucher la plupart du temps.
La finesse de la dalle est presque effrayante. Elle ne mesure que quelques millimètres sur les bords. J'aime sa couleur argentée, discrète et élégante. Le rétroéclairage (l'anneau CoreSync) est sobre et pas du tout kitsch, contrairement à certains écrans (de jeu). J'apprécie même qu'il reste allumé quelques secondes après l'arrêt de l'ordinateur.
Le support est étonnamment compact compte tenu de sa stabilité. N'ayant pas un bureau immense, j'apprécie de pouvoir y poser ma manette. L'écran est parfaitement réglable : on peut en ajuster la hauteur, le faire pivoter complètement en mode portrait et l'incliner. Pour moi, la hauteur est primordiale, car mes chats adorent l'espace sous l'écran.
Une petite commande à l'arrière permet d'accéder aux paramètres du moniteur. L'interface est bien organisée et les fonctions à modifier sont rapidement accessibles. Samsung aurait peut-être pu détailler davantage certaines fonctions, comme le réglage de la température de couleur. Au lieu de « chaud 1, chaud 2 », il aurait été judicieux d'indiquer la température en kelvins.
À côté du contrôleur se trouvent tous les connecteurs : DisplayPort 1.4, 2 ports HDMI 2.1, 2 ports USB-A 3.2 Gen 1, 1 port USB-B et une prise casque. Étonnamment, le port USB-C est absent, et plus étrange encore, le DisplayPort 2.1, pourtant indispensable pour bénéficier d'une résolution 4K à 240 Hz. L'ancienne norme 1.4 ne dispose pas d'une bande passante suffisante et doit donc recourir à la technologie de compression de flux d'affichage (DSC) pour obtenir les mêmes résultats. La différence entre les moniteurs utilisant la technologie DSC et ceux qui n'en ont pas besoin se fait généralement au niveau de la qualité d'image. J'ai principalement utilisé la connexion HDMI et, lors de mes tests du DisplayPort, je n'ai constaté aucune distorsion, aucune perte de qualité ni aucun écran noir intempestif.




Même Picasso serait fier de sa façon de travailler les couleurs.
Le Samsung Odyssey G8 (G81SF) est équipé de la toute dernière dalle QD-OLED. Pour ceux qui ne connaissent pas cette technologie, il s'agit d'une technologie hybride combinant les pixels auto-émissifs de l'OLED et la technologie des points quantiques. Les écrans OLED traditionnels souffrent parfois d'une luminosité des couleurs inférieure à la normale, car ils utilisent un sous-pixel blanc pour augmenter la luminosité, ce qui atténue la saturation des couleurs. La technologie QD-OLED, quant à elle, crée chaque couleur directement, ce qui signifie que les rouges, les verts et les bleus sont incroyablement purs et éclatants, même avec les réglages de luminosité les plus élevés.
Avec une résolution de 3840 x 2160 sur une diagonale de 27 pouces, la densité de pixels (166 ppp) est tout simplement remarquable. Les pixels sont invisibles, même en s'approchant de très près, et l'image est parfaitement nette. Le texte est d'une clarté exceptionnelle (nous y reviendrons plus loin), un point faible des précédentes générations d'écrans OLED dû à la disposition spécifique des sous-pixels. Samsung a considérablement amélioré cette structure avec sa nouvelle génération de dalles, rendant les franges colorées autour des lettres quasiment imperceptibles. Lors de la retouche photo, j'ai pu compter sur une couverture de 99 % de l'espace colorimétrique DCI-P3, garantissant ainsi la précision et le calibrage professionnel des couleurs, comme l'atteste la certification Pantone Validated.



Ce n'est pas seulement la résolution qui est superbe, mais aussi le contraste. Le taux de contraste infini garantit des noirs profonds, et non le gris foncé auquel nous sommes habitués avec les dalles IPS ou même VA (voir image). La certification VESA DisplayHDR True Black 400 peut sembler moins impressionnante que la HDR 1000 sur les écrans LCD, mais en pratique, la capacité de l'OLED à éteindre complètement les pixels adjacents à ceux qui brillent à pleine puissance crée un effet visuel que les écrans LCD à rétroéclairage localisé ne peuvent reproduire.
Malgré tout cela, il m'arrivait de préférer les nuances affichées par mon écran IPS. C'est une question de goût personnel, mais à ces moments-là, certaines couleurs me paraissaient exagérées, trop saturées, même si elles auraient pu paraître plus belles et plus profondes.
Écran mat ou brillant ? Je suis face à un dilemme.
J'ai mentionné précédemment que l'image est presque toujours d'une netteté exceptionnelle. Cela est dû au revêtement mat (appelé « anti-reflets » par Samsung), qui est très efficace pour atténuer les reflets gênants, ce qui est primordial dans mon bureau (la fenêtre est juste derrière mon fauteuil). Mon écran brillant classique peut se transformer en miroir en plein jour, par forte luminosité (j'exagère un peu), ce qui peut être agaçant. Moins gênant lorsque je travaille, mais plus gênant lorsque je joue, surtout dans les scènes sombres. Le revêtement mat de Samsung réduit les reflets de 50 %, mais en même temps, tout en diffusant la lumière, il crée une surface de réflexion plus importante, donc moins visible.
Pour en revenir à la netteté cristalline, lorsque vous travaillez sur un fond blanc (comme dans Word), vous remarquerez peut-être un léger grain, un voile ou un effet « huileux » typique des revêtements mats plus prononcés. Je n'ai cet écran que depuis deux semaines, mais je pensais que mes yeux s'y habitueraient. Ce n'est pas le cas. J'ai toujours préféré les écrans mats, mais maintenant, je me demande si j'aurais dû opter pour un écran brillant. Je risque de le regretter dès que je verrai le soleil en plein jour.
En jouant à des jeux vidéo, cet effet disparaît complètement, ou bien on ne le remarque tout simplement pas pendant toute l'action.

Expérience de jeu : une vitesse inégalée
Dès que vous lancez le jeu, c'est l'extase. Un taux de rafraîchissement de 240 Hz associé à une résolution 4K représente le Graal du jeu vidéo, à condition d'avoir la configuration requise. Or, je sais bien que ce n'est pas une réalité pour beaucoup d'utilisateurs. Les prix actuels sont exorbitants pour le consommateur. Même ma RTX 5070 Ti doit recourir au DLSS et à la génération d'images dans les jeux les plus gourmands pour atteindre un nombre d'images par seconde élevé en 4K. Certes, le 240 Hz est surtout destiné aux jeux e-sport (Apex Legends, Valorant, Counter-Strike…), qui ne sollicitent pas particulièrement ma carte graphique.
Un temps de réponse de 0,03 ms (GtG) élimine quasiment tout flou de mouvement. Chaque mouvement de souris, même le plus rapide, est rendu avec une netteté absolue, et vous repérerez souvent votre adversaire avant qu'il ne vous repère.
Ce moniteur est compatible avec AMD FreeSync Premium Pro, ce qui garantit une fluidité d'image optimale, même en cas de fluctuations de la fréquence d'images. Bien qu'il ne soit pas certifié G-Sync dans toutes les régions, j'ai pu activer le VRR sans problème dans le panneau de configuration Nvidia et le moniteur a répondu parfaitement, sans scintillement ni autre artefact.
Je tiens à souligner tout particulièrement la fonction Black Equalizer, qui analyse les parties sombres de l'image en temps réel et les éclaircit légèrement sans « délaver » le reste de la palette de couleurs.
La compatibilité HDR10+ signifie que les jeux compatibles calibreront automatiquement leur luminosité en fonction des capacités de votre écran. La qualité du rendu HDR dépend fortement du jeu. J'ai été impressionné par le rendu des effets lumineux dans certains jeux, tandis que j'ai préféré le désactiver dans d'autres (comme Alan Wake 2) car le contraste ne me convenait pas.
Pendant les sessions de jeu, l'écran était impeccable : aucune déchirure d'image, aucune rémanence lors des mouvements rapides et une réactivité conforme aux attentes pour un écran haut de gamme.
L'écran OLED est-il prêt pour la journée de travail de huit heures ?
J'ai deux inquiétudes : le marquage de l'image et la fatigue oculaire potentielle due au revêtement mat. Les écrans OLED ont fait d'énormes progrès et Samsung a intégré de nombreuses technologies pour prévenir le marquage de l'image ; je suis donc relativement rassuré à ce sujet.
Pour prévenir le marquage de l'écran, Samsung utilise le système OLED Safeguard+, qui intègre des technologies remarquables. On trouve notamment le caloduc pulsé (PHP), qui dissipe la chaleur de la dalle cinq fois plus rapidement que les solutions traditionnelles. Lors de mes tests, le moniteur est resté froid même après une journée de travail de huit heures. De plus, le logiciel surveille en permanence les éléments statiques, comme la barre des tâches ou les logos, et réduit subtilement leur luminosité.
En ce qui concerne la fatigue oculaire, je n'ai généralement aucun problème lié à la lumière bleue ou à la fatigue visuelle. Et même si je passe la majeure partie de mon temps à travailler sur Word, le fond blanc et l'effet « gras » mentionné précédemment n'ont causé aucune gêne à mes yeux.
Est-ce que je l'utiliserais pour le travail ? Bien sûr, je ferais simplement plus attention aux images fixes et j'utiliserais peut-être un fond plus sombre.
Pour le travail, deux autres points négatifs sont à signaler. Il est dépourvu de port USB-C avec alimentation. Ce n'est pas indispensable à tout le monde, mais pouvoir brancher et recharger un ordinateur portable est indéniablement pratique. L'écran ne possède pas non plus de commutateur KVM intégré, qui me permettrait de basculer facilement entre mon ordinateur personnel et mon ordinateur professionnel avec la même souris et le même clavier. Ce sont des fonctionnalités que l'on attend raisonnablement d'un écran de cette gamme de prix.

Le Samsung Odyssey G8 G81SF est, à proprement parler, « moins performant » que son prédécesseur, mais là n'est pas la question.
Deux versions de ce moniteur sont disponibles sur le marché : le G80SD et le G81SF. La principale différence réside dans le fait que le modèle G80SD intègre le système d'exploitation Tizen de Samsung, transformant ainsi le moniteur en une Smart TV avec des applications comme Netflix, une télécommande et des haut-parleurs intégrés. Le modèle G81SF que j'ai testé est un moniteur dépourvu de ces fonctionnalités.
Les fonctionnalités supplémentaires ne m'ont jamais manqué car je n'ai pas besoin des fonctions d'un téléviseur sur un moniteur. Le système d'exploitation Tizen, que je n'apprécie pas même sur les téléviseurs classiques, n'aurait fait qu'entraver la fonction principale du moniteur. J'apprécie la simplicité et la clarté des menus du Samsung Odyssey G8 G81SF, qui me permettent d'accéder à tout ce dont j'ai besoin en quelques clics. Je n'ai absolument pas besoin que le moniteur m'affiche des contenus recommandés que je ne souhaite pas regarder.
Pour ceux qui utilisent le moniteur dans une chambre ou une résidence étudiante et qui souhaitent également l'utiliser comme téléviseur, le G80SD est un meilleur choix, tandis que pour les joueurs exigeants et les professionnels qui connectent le moniteur à un PC puissant, le G81SF est un appareil plus ciblé et moins intrusif.
De plus, le G81SF ne possède pas de haut-parleurs intégrés, ce qui peut être un inconvénient pour certains, mais soyons réalistes, les haut-parleurs intégrés offrent rarement une qualité digne d'un tel écran.


Le Samsung Odyssey G8 est une Ferrari, mais une Porsche me conviendrait tout autant.
Mon expérience avec le moniteur Samsung Odyssey G8 touche à sa fin. Ce fut un plaisir, et surtout, une expérience très instructive. J'attends avec impatience le jour où de tels moniteurs seront aussi abordables que les moniteurs LED classiques. Cela arrivera, peut-être même plus tôt qu'on ne le pense. Aujourd'hui, on peut trouver un bon moniteur OLED (en résolution 1440p) pour 400 €, ce qui relevait du rêve il y a encore quelques années.
Le Samsung Odyssey G8 coûtait plus de 1 000 € à sa sortie, mais on le trouve aujourd'hui à 800 €. Les prix baissent rapidement. Un conseil pour l'avenir : si vous avez besoin d'un tel moniteur, il serait peut-être judicieux d'attendre quelques mois ou d'opter pour la génération précédente.
Le Samsung Odyssey G8 G81SF m'a démontré le potentiel des meilleurs moniteurs du marché. Sa combinaison de résolution 4K, de fréquence de rafraîchissement de 240 Hz et de qualité d'image exceptionnelle est rarement égalée. J'ai déjà mentionné des concurrents (Dell AW2725Q, AOC AG276UZD, MSI 272UP…) aux caractéristiques très similaires, voire identiques, mais jusqu'à 200 € moins chers. Le Samsung Odyssey G8 G81SF est pour moi une Ferrari, mais je ne serais pas contre une Porsche offrant une expérience similaire à moindre coût.
























