Informatique, téléphonie
23.01.2026 10:00

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OpenAI prévient que l'intelligence artificielle peut faire bien plus que ce que la plupart des gens imaginent.

L'intelligence artificielle progresse plus vite que jamais, mais son utilisation concrète ne suit pas le même rythme. Dans son dernier rapport, OpenAI alerte sur le fossé grandissant entre les capacités actuelles des outils d'IA et leur usage réel par la plupart des gens. L'organisation qualifie ce phénomène de « surcapacité », soit l'écart entre le potentiel de la technologie et son utilisation quotidienne.
OpenAI prévient que l'intelligence artificielle peut faire bien plus que ce que la plupart des gens imaginent.

Cet écart n'est pas seulement un problème technique, mais a d'importantes implications sociales et économiques. Plus cet écart est grand, plus il est probable que les avantages de l'IA resteront limités à un petit cercle d'utilisateurs, tandis que la majorité n'en bénéficiera que superficiellement.

À quel point les gens utilisent-ils réellement l'intelligence artificielle ?

Pour mieux comprendre ce phénomène, OpenAI a mesuré non seulement le nombre d'utilisateurs ou la fréquence d'utilisation, mais aussi la profondeur de cette utilisation. À titre d'indicateur, ils ont utilisé la mesure «capacités de réflexion« (capacités de réflexion), qui reflètent le niveau de raisonnement et d’effort que le modèle doit déployer pour répondre. Plus l’utilisateur pose de questions complexes ou délègue des tâches en plusieurs étapes, plus ces capacités sont activées. »

L'analyse des données anonymisées révèle un écart marqué entre ce que l'on appelle «utilisateurs avancéset les utilisateurs typiques. Les utilisateurs se situant dans les 5 % supérieurs en termes d'intensité d'utilisation mobilisent, en moyenne, environ sept fois plus de capacités cognitives que l'utilisateur moyen. Cela signifie que, même avec un accès aux mêmes outils, la plupart des gens n'utilisent qu'une fraction de leurs capacités.

L'écart est en réalité encore plus important. Selon des estimations internes, les employés d'OpenAI utilisent l'IA de manière beaucoup plus intensive – plus de dix fois plus intensive – que les abonnés aux offres payantes. Cela démontre que les connaissances et l'expérience pratique jouent un rôle au moins aussi important que l'accès à la technologie elle-même.

Différences entre pays : surprises hors du monde riche

Un schéma similaire se dessine au niveau national. Parmi les plus de 70 pays analysés, les pays les plus performants utilisent, en moyenne, environ trois fois plus de capacité de réflexion par habitant que les pays les moins performants.

On s'attend à ce que certaines grandes puissances prospères soient en tête, mais des pays comme le Vietnam et le Pakistan figurent également parmi les utilisateurs les plus avancés. Cela montre qu'un niveau de développement économique élevé ne garantit pas, à lui seul, une meilleure utilisation de l'IA. Ce sont souvent les utilisateurs des pays en développement qui adoptent les nouvelles technologies avec le plus d'audace et de profondeur.

Du chat au travail : où apparaissent les plus grandes différences

OpenAI constate que les différences entre les utilisateurs s'accentuent lorsque l'utilisation de l'IA dépasse le cadre des simples conversations. Si les usages simples — recherche d'informations, création de texte ou d'images — sont relativement bien répartis, l'écart se creuse considérablement pour les tâches plus complexes.

Les plus grandes différences se manifestent dans la programmation et l'utilisation de fonctionnalités plus avancées telles que l'analyse de données, la résolution de problèmes en plusieurs étapes et ce que l'on appelle «outils d'agent(outils permettant à l'IA d'exécuter de manière autonome une série de tâches). Dans ces cas, les pays les plus avancés et les utilisateurs les plus expérimentés ont recours à l'IA beaucoup plus fréquemment que la moyenne.

Il est également révélateur qu'une part importante des utilisateurs professionnels, même payants, n'accèdent jamais aux fonctionnalités les plus avancées. Cela montre que le frein n'est pas seulement le prix ou l'accès, mais plutôt la capacité à intégrer l'IA dans les processus de travail répétitifs.

Le potentiel inexploité comme défi social

OpenAI avertit que «dépassement de capacité« Ces inégalités ne se réduiront pas d’elles-mêmes. Si le développement des modèles se poursuit plus rapidement que la diffusion des connaissances et des pratiques, elles risquent de s’accentuer. Dans ce cas, l’IA deviendrait un outil renforçant les inégalités existantes, au lieu de les atténuer. »

Le concept clé ici est «agence« – la capacité des individus, des organisations et des pays à utiliser activement l’intelligence artificielle pour résoudre des problèmes concrets, et non pas comme un simple outil passif fournissant des réponses rapides. L’accès à l’IA n’est qu’une première étape ; les véritables avantages ne se manifestent que lorsque les individus acquièrent les compétences nécessaires pour l’utiliser efficacement. »

OpenAI souligne dans son rapport que l'intelligence artificielle a le potentiel d'être comparable à l'électricité ou à Internet : elle peut considérablement accroître la productivité et le niveau de vie. Cependant, en réalité, ce potentiel ne se concrétisera pas automatiquement.

À moins que les connaissances, la formation et les possibilités d'utilisation approfondie ne soient plus largement accessibles, les avantages de l'IA profiteront de manière disproportionnée à un cercle restreint d'utilisateurs avancés et de pays.dépassement de capacité« Combler le fossé n’est donc pas seulement une tâche technique, mais l’une des tâches sociales clés de la décennie à venir. »


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